Les liens indestructibles de l’enfance

Par 20 janvier 2020 à 15:13

Après 30 ans durant lesquels l’auteur a tout fait pour s’attirer les foudres des siens, à se faire haïr de ses neuf frères et sœurs, l’écrivain provoque les retrouvailles familiales dans sa maison du Vaucluse, espérant ainsi enterrer, sous les oliviers, la hache de guerre. Frères et sœurs arrivent chacun avec leurs rancœurs, déceptions et incompréhensions. Puis…Bergman cède la caméra à Sautet ! En partageant melon et jambon, on parle beaucoup. Les frères et sœurs comprennent que pour l’auteur, écrire a été la seule façon de ne pas mourir et finalement voilà la famille rabibochée. En tant que lecteur, on retient ce fil invisible qui les relie les uns aux autres, les liens indestructibles de l’enfance, la résilience et la paix enfin retrouvée.

Marianne – Bibliothèque de La Tour-de-Peilz, septembre 2019